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Alphonse du Gros Caillou

Sur l'air de "Le metingue du métropolitain"


Extraits MP3:


Le Plaisir de Dieux (Complet)



J'm'appelle Alphonse, et je n'ai pas d'nom de famille,
Vu que mon père n'en avait pas non plus,
Quant à ma mère, c'était un' pauvre fille
Qui était née de parents inconnus.
Elle s'appelait Delphine, pas davantage,
Quoiqu'non mariés, c'étaient d'heureux époux ;
Et l'on disait : "- quel bon petit ménage,
Que le ménage Alphonse du Gros Caillou ! "
Et l'on disait : "- quel bon petit ménage,
Que le ménage Alphonse du Gros Caillou ! "

Au bout s'cinq ans, ils eurent enfin la chance,
Vu leur mérite, leurs bons antécédents,
De pouvoir ouvrir une maison d'tolérance
Et puis surtout d'avoir eu quatre enfants.
Sur quatre enfants, Dieu leur donna trois filles
Qui travaillèrent dès qu'elles ont pu chez nous ;
Et l'on disait : "- quelle belle famille,
Que la famille Alphonse du Gros Caillou ! "
Et l'on disait : "- quelle belle famille,
Que la famille Alphonse du Gros Caillou ! "

Y avait des jours, fallait être solide,
Comme au quinze août, fête de l'Empereur,
(vive l'Empereur !)
C'était chez nous encombré d'invalides,
De fantassins, d'cavaliers, d'artilleurs.
Ces jours là, dame, le soldat babille...
Et tous contents en sortant de chez nous ;
Ils se disaient : - quelle rude famille,
Que la famille Alphonse du Gros Caillou !
Ils se disaient : - quelle rude famille,
Que la famille Alphonse du Gros Caillou !

Même en dehors nous comptions d'la pratiques
Mon père'servait les Dam's du Sacré Coeur,
Ma mère servait Madam'de Metternich,
Mes soeurs servaient la Maison de l'Emp'reur.
(vive l'Empereur !)
La clientèle était assez gentille,
Et l'on avait grande confiance en nous
Et l'on disait : - "Quelle sainte famille
Que la famille Alphonse du Gros Caillou"
Et l'on disait : - "Quelle sainte famille
Que la famille Alphonse du Gros Caillou"

Moi d'mon côté j'comptai quelques clients,
Je travaillais dans la magistrature,
Le haut clergé, les grands officiants,
J'avais pour ça l'appui d'la préfecture
(vendu !)
J'étais gentil qu'on m'prenait pour un'fille,
Tant j'étais frais et caressant et doux
Aussi j'étais l'orgueil de toute la famille,
De la famille Alphonse du Gros Caillou !
Aussi j'étais l'orgueil de toute la famille,
De la famille Alphonse du Gros Caillou !

Maint'nant ma mèr's'est r'tirée des affaires,
Moi j'continue mais c'est en amateur ;
Mes soeurs ont toutes épousé des notaires
Mon père est mort dans la Légion d'Honneur,
De notr'vertu la récompense brille
Et si parfois nous fîmes des jaloux,
On s'dit tout d'même : - Quelle honnête famille,
Que la famille Alphonse du Gros Caillou !
On s'dit tout d'même : - Quelle honnête famille,
Que la famille Alphonse du Gros Caillou !


 

























Cette chanson existe sur les CD suivants :

Réveillon paillard.

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