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La salle de garde



Air: La robe et les bottes
Salut ô trop modeste asile
Dont la parure est la simplicité
Ton atmosphère est bruyante et tranquille
Froide en hiver, étouffante en été
Dans ton enceinte on s'ennuie, on bavarde
De mille odeurs on parfume ton air
Et cependant de la salle de garde
Tout bon interne a le droit d'être fier(bis)

Air:Suzon sortant de son village
Cette gracieuse retraite
A pour ornemant principam
Une magnifique couchette
Qui rappelle le lit claustral
Puis une table
Très vénérable
Où plus d'un nom au canif est écrit
La case pleine
D'une douzaine
De vieux journaux que jamais on ne lit
Près du buffet
Mainte bouffarde
Dort suspendue au râtelier
Voilà le riche mobilier
De la salle de garde(bis)

Déclarations:
Mortel que le hasard mène à ce sanctuaire
Frappe avant d'entrer pénètre avec mystère
Ces murs noircis sont pleins d'affreuses vérités
Mais ils brillent pourtant de splendides beautés

Soit qu'un pinceau léger y peigne en réaliste
L'amour pris sur nature ou bien une modiste
Gambadabt sans pudeur au milieu des dammnés
Soit qu'une plume habile en vers bien alignés
Y chante le printemps, qu'une muse égrillarde
Egaie les lambris de la salle de garde
Ces murs par leur aspect sévère ou gracieux
Sont palpitants de vie et charment tes yeux.

Air: Suzon sortant de son village
Vrai Dieu! Quel étrange assemblage
D'écritures et de dessins
Une damme eu fond d'un nuage
De diachylum couvre ses seins
Un monsieur fume
Au autr' s'allume
Au feu que porte un pompier langoureux
Au microscope
Dans une chope
Pline examine deux amoureux
Hippocrate, la mine hagarde
Vient scier le rachis à Galien
Tandis qu'Cels châtre son chein
Voilà la salle de garde(bis)

Air:La Gaudriole
Dans ce fortuné séjour
A table on bavarde
De Monus tour à tour
On porte la cocarde
Les repas sont abondants
Et les mets appétissants
Voilà la salle de garde(bis)
O gué !

Air: La ronde des comédiens
Messieurs les chefs ont fini leur visite
Chaque service est enfin terminé
Autour du poêle on se range bien vite
Hola ! du vin ! Servez le déjeuner
C'est aujourd'hui justement jour de liesse:
La Charité vient visiter Beaujon
Les flacons vont et reviennent sans cesse
Et le champagne agace le plafond
Propos savant, aimable causerie
Chant peu gazés du repas font les frais
Puis la fumée en spirale infinie
Vient tout confondre en un brouillard épais
Allons, messieurs, le tapis nous appelle
L'interne de garde à faire un mort est prêt
La garde meurt et jamais ne rebelle
Pour faire un whist ou même un lansquenet.

Air:Au clair de la lune
On frappe à la porte
Pour nous quel ennui
Que le diable emporte
La garde aujourd'hui
Une voix criarde
Demande à l'instant
L'interne de garde
Qu'en bas on attend

Air: Le renier, de Béranger
Quitter le jeu ! Quell' douleur sans seconde !
Parc'qu'un enfant, dont on est pas l'auteur
Fait des façons pour entrer dans le monde
Et se réclame auprès d'un accoucheur
Puis quand l'interne a fini son affaire
Qu'impatient, il presse son retour
La salle est vide, et l'on a pris son verre
Comme il maudit les femmes et l'amour !

Air: ?
Lorsque l'interne est de garde
N'a t-il pas mille plaisirs ?
A fumer s'il se hasarde
On interrompt ses loisirs
Ces malades ont tant de désirs
Pour les r'fuser faut être de garde
"Monsieur, v'nez voir l'numéro neuf
Qui souffre et gélit comme un buf
Le sept a mangé sa friction
L'dix a vomi sa potion
Et dit qu'son lav'ment n'sent pas bon"

Air:Ronde des comédiens
Ah! Si du moins la nuit était passable
Mais quand il clôt ses yeux appesantis
La porte s'ouvre: une vois formidable
Vient sans pitié réveiller ses esprits

Air: Femmes voulez-vous éprouver?
Tous les quarts d'heure se réveiller
Pour explorer quelque matrice
Pour un pochard se rhabiller
D'un ch'val de fiacr' le service
Une lanterne vous conduit
On s'cogne à la clarté blafarde
Voilà comme on passe la nuit
Dans le lit de la sall' de garde(bis)

Air:L'artiste
A cette chansonnette
Je voulais mettre fin
Quand j'entends sur ma tête
Un effroyable train
La foudre me fascine
Et me fait voir dans l'ar
Un' figure divine
A ch'val sur un éclair.

Air: Le Dieu des bonnes gens
J'ai d'Esculape enterré la grande ombre
Ce qu'il m'a dit, je viens le répéter
Pendant quatre ans, une salle bien sombre
Chers travailleurs, devra vous abriter
Mais dans ses murs, l'amitié qui commence
A vos aînés a frayé le chemin
Unissez-vous dans un banquet immense
Et donnez vous la main (bis)


 

























Cette chanson existe sur les CD suivants :

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